
L’hépatite (A, B ou C) touche annuellement environ 500 000 adultes, dont 133 000 avec une hépatite C chronique en France métropolitaine. Elle est particulièrement fréquente chez les personnes âgées de 60 ans et plus.
5 virus provoquant cette infection du foie ont été identifiés : VHA, VHB, VHC, VHD et VHE. Chez les plus âgés, l’apparition des symptômes est souvent tardive. De plus, d’anciennes pratiques médicales peuvent avoir exposé certaines personnes âgées à des risques accrus d’hépatite B et C.
Prévenir l’hépatite implique de connaitre ses symptômes (fièvre, jaunissement de la peau et des yeux, etc.), de faire des examens de dépistage et de se faire vacciner si nécessaire. D’ailleurs, ces 2 actes de prévention sont pleinement remboursés par plusieurs mutuelles partenaires.
Qu’elle soit virale, alcoolique ou médicamenteuse, les signes de l’hépatite passent parfois inaperçus, tandis que les organes du corps touchés par le virus développent des signes inflammatoires qui s’avèrent mortels si les traitements sont trop retardés.
Le Magazine Santé de « Mutuelles-Comparateur.fr » vous dévoile en détail les symptômes de l’hépatite A, B et C, les facteurs de transmission et les cas où il faut dépister et vacciner au plus vite.
Hépatite A, B et C : quels sont les symptômes annonciateurs de la maladie du foie chez les seniors ou les personnes moins âgées ?
L’hépatite A, B ou C est encore sous-diagnostiquée et peut être risquée pour certains profils âgés.
Les symptômes de l’hépatite A ressemblent à ceux de la grippe (fatigue, fièvre et maux de tête). Certaines personnes infectées ont des maux de ventre, de la diarrhée et une jaunisse de la peau ou des yeux. D’autres ont des maux au niveau du foie lors de la respiration ou après les efforts physiques intenses.
Ces signes passent parfois inaperçus et peuvent être attribués à tort à d’autres maladies. En pratique, les personnes infectées par les virus des hépatites B (VHB) et C (VHC) semblent être en bonne santé et risquent de transmettre le virus à leur insu.
Le mieux reste de faire un bilan médical annuel pour être sûr de sa bonne santé et de l’absence des virus hépatiques dans le sang et le foie.
Comment attraper l’hépatite A, B ou C et quels sont les risques pour les personnes âgées ?
Les hépatites (A, B ou C) sont particulièrement préoccupantes car elles peuvent conduire à un état de portage chronique, augmentant le risque de complications graves telles que la cirrhose et le cancer du foie.
Comment se transmettent les virus qui causent l’hépatite ? La réponse est dans le tableau suivant :
| Virus | Mode de transmission principal |
|---|---|
| Hépatite A (VHA) |
Voie féco-orale : eau ou aliments contaminés, mauvaise hygiène des mains |
| Hépatite B (VHB) |
Sang, rapports sexuels non protégés, transmission mère-enfant à la naissance |
| Hépatite C (VHC) |
Principalement le sang (matériel médical ou d’injection contaminé, transfusions avant 1992) |
| Hépatite D (VHD) |
Identique à l’hépatite B, ne peut infecter qu’une personne déjà porteuse du VHB |
| Hépatite E (VHE) |
Voie féco-orale, mais aussi alimentaire en France : viande de porc ou de sanglier mal cuite (saucisse sèche, pâté, figatellu…) |
L’hépatite A touche particulièrement les voyageurs se rendant dans des zones à hygiène précaire. Elle guérit presque toujours spontanément sans laisser de séquelles, et un vaccin efficace permet de s’en prémunir durablement.
Les hépatites B et C ne sont transmises ni par l’eau ni par le contact dans les lieux publics ou au travail. Par ailleurs, pour ces deux types d’hépatite, le traitement est capital car les virus responsables peuvent menacer la vie de la personne touchée.
L’hépatite D surajoute à l’hépatite B et aggrave nettement le risque de cirrhose. Se faire vacciner contre l’hépatite B protège donc automatiquement contre l’hépatite D.
L’hépatite E est aujourd’hui la première cause d’hépatite virale aiguë déclarée en France. Elle se transmet le plus souvent par l’alimentation en particulier la viande de porc ou de sanglier insuffisamment cuite. Chez la plupart des personnes en bonne santé, elle guérit spontanément, mais elle peut être plus sévère chez les personnes âgées ou immunodéprimées.
Les risques associés à l’hépatite dépendent également du type et de la gravité de la maladie. Dans les cas aigus, elle peut entraîner des complications graves sur la santé.
Les personnes âgées souffrant d’hépatite chronique sont davantage exposées à un risque accru de développer une cirrhose, une insuffisance hépatite aigue ou même un cancer du foie à long terme.
| Hépatite | A (ou E) | B (ou D) | C |
|---|---|---|---|
| Gravité | Bénigne | Parfois chronique | Chronique, fréquente (cirrhose, cancer…) |
| Durée incubation | 15 à 50 jours | 6 semaines à 6 mois | 2 semaines à 6 mois. |
| Signes courants | Fièvre, fatigue, jaunisse … | Parfois sans signes avant-coureurs | Souvent sans signes avant-coureurs |
| Prévention | Vaccin dispo | Vaccin suggéré | Pas de vaccin, dépistage régulier |
| Soin curatif | Guérison rapide | Soin antiviral | Antiviral à prise orale efficace |
Différences entre l’hépatite A, B et C
La prise en charge de l’hépatite chez les seniors est à adapter à la poly-médication et à la diminution de la fonction hépatique due au vieillissement naturel.
Par la même occasion, pensez à vérifier les garanties de votre mutuelle santé qui rembourse les visites des médecins, les vaccins et même les admissions hospitalières.
Hépatite médicamenteuse : gare au surdosage du paracétamol
Le paracétamol est un médicament dont la toxicité est prévisible en fonction des doses prises. Pour un senior, il est recommandé de se limiter à 3 grammes par jour. Sinon, ce médicament peut être responsable d’une hépatite cytolytique ou médicamenteuse généralement associée à une insuffisance rénale aiguë.
Plusieurs autres médicaments en surdose sont responsables d’hépatite. Le mieux est de bien lire les notices, surtout la partie sur les effets secondaires.
Hépatite A et B : l’importance de la vaccination pour les traiter ou les prévenir efficacement
Les vaccins contre l’hépatite A et B permettent de se prémunir contre ces deux formes virales :
- Pour l’hépatite A, la vaccination est recommandée pour les :
- Seniors qui prévoient de voyager dans une région à risque.
- Staffs médicaux de façon générale (médecins, soignants, auxiliaires médicaux…).
- Personnes atteintes déjà de maladies chroniques du foie. 2 injections espacées de 6 à 12 mois assurent une protection pour une vingtaine d’années, voire plus.
- Pour l’hépatite B, la vaccination est obligatoire pour les professionnels de santé et les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels. 3 injections sur une période de 6 mois confèrent une protection durable.
Actuellement, aucun vaccin contre l’hépatite C n’est disponible. Le dépistage reste l’unique moyen pour identifier le virus à un stade précoce et de mettre en place un traitement approprié. En voici les vaccins souvent prescrits pour les autres virus d’hépatite :
| Type de vaccin | Nom commercial | Durée de protection |
|---|---|---|
| Hépatite A | Havrix, Vaqta | Au moins 20 ans (souvent à vie). |
| Hépatite B | Engerix B, GenHevac, HBVAXPRO | À vie dans la majorité des cas. |
| Hépatite A + B combiné | Twinrix (adulte et enfant) | Identique aux deux vaccins séparés. |
Hépatite et personne âgée : quelles sont les situations où le senior doit effectuer un dépistage hépatique dans l’immédiat ?
Le dépistage est primordial pour prévenir tout type d’hépatite. Toutefois, la vigilance se double si vous correspondez à l’un ou plusieurs de ces cas suivants :
- Des hospitalisations répétées pour des soins lourds.
- Une intervention chirurgicale majeure.
- Des examens invasifs récurrents.
- La consommation de drogues par injection.
- Des tatouages ou des piercings sur le corps.
- Un séjour dans une région où les hépatites sont fréquentes (certains pays de l’Asie, Afrique subsaharienne, etc.).
- Une période passée en prison.
- Des séances d’acupuncture, etc.
Si vous avez été exposé à l’un ou plusieurs des cas susmentionnés, vous pouvez être infecté. Il est temps d’aller faire un dépistage. D’ailleurs, le test de dépistage est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.
Un diagnostic précoce et un traitement adapté aident à mieux gérer la maladie et à réduire le risque de complications graves.
Selon le cas, votre médecin peut vous prescrire des vaccins spécifiques pour seniors (anti-hépatiques) afin de prévenir les virus responsables de cette affection.
Hépatite C : un traitement efficace et remboursé par la Sécu
Bonne nouvelle sur deux plans pour l’hépatite C, le traitement par antiviraux à action directe, est intégralement remboursé par la Sécurité sociale, quel que soit le stade de la maladie.
Un senior diagnostiqué n’a donc rien à débourser pour se soigner, et le taux de guérison dépasse aujourd’hui 95 %.
Aussi, l’organisation DNDi a développé avec des partenaires publics une combinaison thérapeutique (ravidasvir associé au sofosbuvir), déjà approuvée dans plusieurs pays dont la Malaisie et la Thaïlande, avec un coût de traitement réduit d’environ 40 % par rapport aux protocoles classiques.
L’objectif de ces travaux est avant tout de rendre le traitement de l’hépatite C accessible dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, où son coût reste aujourd’hui le principal frein au dépistage et à la guérison.
Pour vous, l’essentiel à retenir reste simple : faites-vous dépister, le traitement est pris en charge à 100 % et la guérison est aujourd’hui la règle, pas l’exception.

















