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Hallucinations chez les personnes âgées : les causes possibles et les traitements médicaux pour les apaiser selon leurs formes

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Les hallucinations des personnes âgées

Les hallucinations chez les personnes âgées présentent une situation médicale délicate qui touche de nombreuses familles. Ces expériences sensorielles, perçues à tort comme un signe de troubles psychiatriques, peuvent en réalité avoir des origines très variées.

Elles peuvent être liées à des facteurs neurologiques, à des médicaments, à des problèmes sensoriels ou même à des perturbations du sommeil. Il ne s’agit donc pas forcément d’une maladie mentale grave.

Les hallucinations peuvent profondément affecter le sommeil des personnes âgées, nuisant ainsi à leur bien-être général et à leur autonomie au quotidien. Face à ces situations, une évaluation médicale essentielle permettra de mettre en place des traitements adaptés à chaque patient et un suivi psychologique précis, afin de prévenir des conséquences plus sérieuses sur leur santé et leur sécurité.

Pour vous éclairer et vous accompagner, le Magazine Senior de « Mutuelles-Comparateur.fr » détaille les différents types et causes de ces troubles, où la personne perçoit quelque chose qui n’existe pas dans la réalité, et présente les recommandations médicales les plus récentes dans ce qui suit.

Hallucinations chez les personnes âgées : présentation de leurs différentes formes et de leurs facteurs déclencheurs

Les hallucinations chez les personnes âgées peuvent apparaître sous plusieurs formes et à n’importe quel moment : au réveil, à l’endormissement ou en pleine journée.

Elles peuvent être sensorielles (liées à un ou plusieurs sens) ou psychiques :

Forme d’hallucinations Description
Visuelles La personne voit des effets lumineux, des personnages, des ombres ou des scènes animées. Elles prédominent le soir ou la nuit et sont indépendantes des rêves.
C’est le type le plus fréquent chez les seniors, notamment dans le syndrome de Charles Bonnet, la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy.
Auditives La personne entend une ou plusieurs voix, des sons, parfois sa propre voix, sans aucun stimulus réel. Fréquentes dans les troubles psychiatriques comme la schizophrénie, mais aussi dans certaines démences avancées.
Olfactives La personne perçoit des odeurs agréables ou désagréables sans source réelle. Elles peuvent être le signe d’une épilepsie temporale, de la maladie de Parkinson ou d’une tumeur cérébrale, à signaler rapidement au médecin.
Gustatives Goût anormal, souvent métallique ou amer, sans raison apparente. Chez les seniors, elles sont fréquemment liées à des effets secondaires médicamenteux ou à des troubles neurologiques débutants.
Tactiles Sensation d’être touché, pincé ou d’avoir des insectes qui marchent sur la peau. Elles apparaissent en cas d’anxiété sévère, de sevrage médicamenteux ou lors de certains états confusionnels aigus.
Hypnagogiques Survenant lors de l’endormissement : la personne aperçoit des étoiles, des objets, des visages déformés, entend des sons ou des voix. Elles peuvent être normales de façon occasionnelle mais deviennent préoccupantes si elles sont fréquentes et angoissantes.
Hypnopompiques Plus rares, elles surviennent au moment du réveil. Visions et sons liés à la transition entre le sommeil et l’éveil, souvent associés à l’insomnie chronique ou à un stress post-traumatique.

Dans certains cas plus rares, la personne peut également subir des hallucinations dites cénesthésiques : sensations de froid ou de chaud intenses, de piqûres ou de brûlures sur la peau sans cause physique identifiable.

Aussi, les hallucinations peuvent être le signe d’une urgence médicale lorsqu’elles surviennent brutalement : c’est ce que les médecins appellent le délirium ou état confusionnel aigu, à distinguer absolument des hallucinations chroniques liées à une démence.

Face à toute forme d’hallucination persistante ou angoissante, une consultation médicale rapide est indispensable pour évaluer la situation, identifier la cause sous-jacente et adapter la prise en charge.

Les 4 facteurs principaux qui favorisent les hallucinations chez les personnes âgées

Les hallucinations chez les personnes âgées ont aujourd’hui des causes bien identifiées par la médecine, même si leur apparition reste parfois difficile à prédire. Les principaux facteurs déclencheurs identifiés sont :

  1. Les maladies neurodégénératives : Alzheimer (surtout aux stades avancés), maladie de Parkinson (hallucinations visuelles dans 20 à 40 % des cas), démence à corps de Lewy, maladie de Huntington…
    Ces pathologies modifient la chimie du cerveau et altèrent la perception sensorielle.
  2. Les effets secondaires médicamenteux : certaines classes de médicaments sont particulièrement responsables d’hallucinations, comme : les anticholinergiques, les corticoïdes à fortes doses, les antiparkinsoniens (L-Dopa), les benzodiazépines, certains antidépresseurs et les opioïdes.
    Une révision régulière de l’ordonnance par le médecin traitant est essentielle.
  3. Les pathologies sensorielles comme le syndrome de Charles Bonnet : méconnu mais très fréquent chez les seniors, ce syndrome touche les personnes souffrant d’une perte de vision importante (DMLA, glaucome avancé, cataracte non opérée).
  4. Le délirium ou l’état confusionnel aigu : urgence médicale à reconnaître immédiatement. Le délirium se distingue des hallucinations chroniques par son apparition soudaine (en quelques heures ou jours), ses symptômes fluctuants et sa réversibilité possible.Il est déclenché par une infection (pneumonie, infection urinaire), une déshydratation, une hospitalisation récente, un sevrage médicamenteux ou une chirurgie. Causes facteurs hallucination personnes âgées

Tout senior qui présente subitement des hallucinations associées à une confusion, une agitation doit être conduit aux urgences sans délai.

D’autres facteurs hallucinogènes existent, comme la schizophrénie à début tardif, la paranoïa, les états dépressifs sévères ou la consommation excessive d’alcool. Le médecin spécialiste évalue la situation à travers un bilan cognitif complet, une analyse du traitement en cours et, si nécessaire, une imagerie cérébrale pour identifier la cause responsable.

Quels traitements possibles pour atténuer la survenue des hallucinations chez les personnes âgées ?

Les hallucinations des personnes âgées se traitent en fonction de leur cause identifiée. Il n’existe pas de traitement universel. Néanmoins, une évaluation médicale complète (bilan cognitif, analyse du traitement en cours, bilan sanguin, imagerie si nécessaire) est indispensable à toute décision thérapeutique.
De façon générale, les médecins associent plusieurs approches complémentaires :

  • La prise en charge psychologique : le psychologue joue un rôle central dans l’accompagnement des personnes souffrant d’hallucinations. Les entretiens individuels permettent d’identifier les facteurs de risque et de réduire l’angoisse associée aux épisodes.
    Si vous prévoyez des visites chez le psychologue, votre mutuelle santé peut vous rembourser les séances de soutien psychologique jusqu’à 12 séances par an.
  • Les médicaments antipsychotiques : les antipsychotiques peuvent être prescrits dans certains cas pour réduire les hallucinations liées à des troubles psychiatriques sévères ou à des démences avancées. Cependant, leur utilisation chez les personnes âgées exige une vigilance accrue. Ils ne doivent être prescrits qu’en dernier recours, à la dose minimale efficace et sous surveillance médicale régulière.
    Les anxiolytiques peuvent également être envisagés lorsque les hallucinations s’accompagnent d’une anxiété sévère.
  • La thérapie cognitivo-comportementale : une méthode validée scientifiquement, la TCC offre des outils concrets pour aider les patients à modifier leur relation aux hallucinations, réduire la détresse associée et améliorer leur qualité de vie.
    Elle est particulièrement efficace pour les hallucinations auditives chroniques non psychotiques. Consultez un professionnel qualifié pour cette approche.
  • L’hospitalisation psychiatrique : nécessaire dans les cas où les traitements ambulatoires n’apportent pas de résultat, ou lorsque la sécurité du patient ou de son entourage est menacée. Elle permet une stabilisation médicale sous surveillance continue et un ajustement précis du traitement.
  • Le soutien social et familial : l’entourage joue un rôle déterminant dans la gestion des épisodes hallucinatoires. Rester calme, ne pas contredire frontalement la personne sur ce qu’elle perçoit, rassurer sans valider, maintenir un environnement familier et éclairé sont des réflexes essentiels pour les aidants.

Au-delà, des mesures d’hygiène de vie comme l’amélioration de la qualité du sommeil, la réduction de l’isolement social, le maintien d’une activité physique adaptée et une bonne hydratation contribuent également à diminuer la fréquence des épisodes, notamment ceux liés à l’insomnie chronique.

Hallucinations des personnes âgées : des conséquences parfois dramatiques

Les conséquences des hallucinations sur les personnes âgées peuvent être graves selon leurs causes, leurs fréquences et les traitements suivis. Elles vont de l’isolement social aux envies suicidaires.

D’une manière générale, les crises d’angoisse et les dépressions nerveuses sont les conséquences habituelles. Dans les cas extrêmes, les comportements agressifs et la peur d’autrui sont des raisons valables pour préconiser l’isolement et l’internement dans des hôpitaux psychiatriques.

Guide pour les aidants : ce qu’il faut faire quand un proche âgé présente des hallucinations récurrentes

➔ Distinguer l’urgence du chronique : si les hallucinations apparaissent brutalement, associées à une confusion ou une agitation, appelez le 15 ou conduisez le patient aux urgences, c’est peut-être un délirium qui est une urgence médicale traitable.

➔ Ne pas contredire, ne pas paniquer : face à une hallucination, évitez de dire « ce n’est pas réel » de façon autoritaire, cela augmente l’angoisse. Préférez une attitude calme et rassurante : « Je suis là, tu es en sécurité. »

➔ Vérifier les médicaments : signalez tout nouveau traitement ou changement de dose récent au médecin traitant, les hallucinations médicamenteuses disparaissent souvent à l’arrêt du médicament en cause.

➔ Aménager l’environnement : une bonne luminosité (surtout le soir) et la présence régulière de proches réduisent la fréquence des épisodes chez les personnes atteintes de démence.

➔ Consulter un gériatre ou un neurologue si les hallucinations sont associées à d’autres symptômes cognitifs, un bilan spécialisé permet d’adapter le traitement.

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3 Commentaires

  1. Yasmine

    Ça fait plus que 2 ans que j’entends des cris et des voix bizarres pendant le sommeil et j’ignore ce que c’est, une amie à moi me disait qu’il s’agit de rêves temporaires ! Est-ce un symptôme d’une maladie ou quoi ? J’attends votre réponse svp

    • Administrateur du magazine senior

      Yasmine ! Si cela coïncide avec une période de stress ou de tension émotionnelle, les hallucinations vécues peuvent être le symptôme d’un trouble psychotique et puisque cela dure depuis 2 ans, nous vous conseillons de consulter un spécialiste le plus vite possible.

  2. greg

    ma mère âgée de 97 ans commence à avoir des hallucinations oculaires. Son médecin traitant lui a prescrit une consultation chez l’ophtalmo !!!!! MDR !!!! Encore un vieux médecin de campagne qui ferait mieux de prendre sa retraite!!!

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